Saint-Etienne, objectif Europe - Immersion dans Football Manager - Act. III
Je n'ai pas décroché du téléphone de la matinée, l'intégralité de mon staff, recruteurs et non-recruteurs, est sur le pont, il faut trouver au plus vite l'attaquant capable de faire oublier Bafé. Je leur ai dressé un portrait robot, il me faut un attaquant physique, capable d'être le point d'appui des relances stéphanoises. En attendant, il va falloir jouer avec l'effectif actuel car demain nous recevons Lens pour notre premier tour de la Coupe de France. Pour l'occasion, j'ai décidé, comme la plupart des autres entraîneurs, de faire confiance aux joueurs qui n'ont pas eu beaucoup de temps de jeu.
Le match se déroule sans accrocs et malgré le désordre qu'à pu causer le départ de la panthère, nous commençons l'année 2009 comme nous avions fini la précédente, Gigliotti se chargeant de concrétiser notre domination par deux fois. C'est clair, en attendant des nouvelles de mes recruteurs, David sera titulaire aux côtés d'Ilan. Des nouvelles de mes recruteurs... C'est bien ça qui m'inquiète, pour l'instant c'est le calme plat, j'ai bien tenté des approches auprès de Toulouse pour Gignac ou Bordeaux pour Chamack, mais je suis allé d'échecs en échecs. Sur le plan sportif, nous continuons notre marche en avant, nous gagnons, mais je suis inquiet du peu de physique que nous avons devant, entre Dernis, Payet, Ilan et Gigliotti, ça va vite mais va pas falloir tomber trop souvent contre des défenseurs teutons... Au bout de quelques temps, une réunion est organisée avec les recruteurs pour faire un bilan, c'est Omar qui présente les résultats, et mis à part quelques obscurs brésiliens ou argentins, il y a très peu de solutions à se mettre sous la dent. Je commence à être sensiblement énervé quand Da-Fonseca me propose un dernier nom, il m'explique qu'il n'est pas du tout dans le profil que j'avais décris mais que c'est un excellent joueur technique, vif et rapide. La proposition mérite réflexion, faut-il changer mon schéma? Ilan est-il capable d'endosser le rôle de Gomis? Autant de questions auxquelles je suis incapable d'apporter une réponse ferme, mais il faut faire un choix...
A la fin du moins de Janvier, deux jours avant la fin du marché des transferts, en provenance du club d'Al Jazeera au Qatar, l'international brésilien Rafael Sobis signe un contrat de quatre ans en faveur de l'AS Saint-Etienne. Son arrivée est accueillie avec bonheur par les supporters, le caractère enjoué du brésilien aidant à son acclimatation, espérons qu'il en sera de même sur le terrain. Les journaux sont divisés, non pas par l'arrivée du brésilien en elle-même, mais par l'argent dépensé par Saint-Etienne sur le marché des transferts depuis le début de la saison, en effet, Carlos Eduardo et Jérémy Mathieu ont été deux des plus gros transferts de l'été (respectivement pour 7,5 millions d'euros et 5 millions d'euros) alors que dans le même temps, Chelsea vendait son milieu de terrain allemand Ballack au Real (12,5ME) et son attaquant Péruvien Pizzaro à Breme (6ME). Le départ de Matuidi pour Caen (6,5ME) et l'arrivée du brésilien Thiago Silva à Bordeaux (4,8ME) furent aussi des mouvements notables pour la presse française.
Mais alors que la plupart des grands clubs ont été actif pendant le mercato hivernal, l'AS Saint-Etienne n'a encore une fois pas été en reste, note L'EQUIPE dans son édition du 1er Février avec le départ de Gomis (14,5ME) et l'arrivée de Rafael Sobis (8,5ME), qui viennent s'ajouter à la longue liste des transferts onéreux du moins de Janvier, Mutu passant de la Fio à Arsenal (35,5ME), Joao Mutinho arrivant à Chelsea en provenance du Sporting (26,5ME), Lassana Diarra débarquant à ManU (21,5ME) ou encore Nihat passant de Villareal au Real (20ME). Du côté Français, Marseille accueille le Nacéens Dia (8ME), Paris le Lorientais Abriel (8,25ME) et le Russe Zhirkiv en provenance du CSKA (13,75ME). Pour ajouter de l'eau au moulin du journal, je décide de laisser partir Tavlaridis (qui avait perdu sa place de titulaire au profit de Rivas) pour Totenham (7,5ME), l'argent ainsi récolté me permet, d'une part de renflouer les caisses et d'éviter un deuxième « cas Gomis » et d'autre part de lever l'option d'achat du colombien Rivas.
Les premiers matchs de Rafael Sobis sont encourageants, un but et une passe décisive en trois matchs, l'équipe continue à tourner à plein régime, l'après-Gomis se négocie en douceur. Mais alors que tout va bien, que Saint-Etienne est toujours dans la course pour le titre derrière les deux Olympiques, en une semaine, nous perdons Janot pour un mois et Jérémy Mathieu pur 3 mois. Alors que Jourdren supplée sans trop de problèmes le portier titulaire, l'absence de Mathieu crée une véritable brèche dans ma défense jusqu'ici imperméable. Et ce n'est pas les prestations de Sauget ou Benalouane que je titularise tour à tour qui me rassurent. C'est pendant cette période que se joue le tournant de ma saison, à la fin Mars, le déplacement à Gerland s'annonce comme le soir de mon couronnement, dans un contexte électrique, les deux clubs ne sont qu'à 3 points en championnat, ce qui devait être le soir de la revanche ne fut qu'un éternel recommencement, sur un déboulé côté droit de Govou, Benzema mis à mal tout ce que je m'étais efforcé de construire. Bien entendu, Karim vint fêter son but non pas avec ses coéquipiers, mais devant le banc stéphanois, le retour à Saint-Etienne fût morose, la fin de la saison va être longue. Nous enchaînons les contre-performances en championnat, après Lyon, nous perdons contre Lille puis nous faisons deux nuls de suite contre Sochaux et Nice, seule la Coupe de France m'arrache encore de la passion, nous sommes en demi-finale, à Geoffroy Guichard, face à Rennes. Avant le match, je suis indécis sur la tactique à adopter, faire confiance à l'Equipe B qui nous a qualifié jusqu'ici, ou mettre l'équipe titulaire afin d'assurer la qualif en finale et reprendre un peu de confiance, je décide finalement de laisser mes joueurs de Coupe. Grand bien m'en a pris, au bout d'un match maîtrisé de bout en bout, nous nous imposons 4 buts à 2, un doublé de Mirallas et un autre de Gigliotti. Ces performances m'amènent d'ailleurs beaucoup de commentaires des leaders des supporters quant au recrutement de Rafael Sobis, étonnament discret depuis la reprise. Cette qualification pour la finale redonne du baume au coeur à mes joueurs qui font un sans faute en championnat jusqu'à ce fameux 9 Mai et le Stade de France, Sobis s'étant même permis de marquer par deux fois, c'est pas encore la folie, mais il commence à prendre ses marques.
Nous y voici, le Stade de France pour ma première année à la tête du club, Platini s'est permis de me féliciter pour le parcours et nous nous retrouvons face à Toulouse que, hasard du calendrier, nous venons de battre 1 but à 0 la semaine dernière en championnat. Le match est à sens unique, mes deux attaquants s'en donnent à coeur joie, et le score final est sans appel, 4 buts à 0, le premier trophée de ma carrière est acquis, nous gagnons la coupe de France et nous aurons de nouveau notre chance en coupe d'Europe l'an prochain. L'an prochain... Pendant la fête qui a lieu place de la République à Saint-Etienne pour fêter le trophée, Caïazzo me propose de prolonger mon contrat pendant deux ans, voilà de quoi construire une équipe capable de gagner le championnat, c'est l'objectif qu'il me donne, dans 2 ans, Saint-Etienne doit être champion me dit-il. C'est ainsi, qu'avant mes deux derniers matchs de ma première saison, je suis reconduis à la tête des verts, objectif 2011...
Avant mes deux derniers matchs, je suis quatrième, je reçois le leader Marseille qui peut, avec un match nul assurer son premier titre depuis 1993, puis j'irai à Rennes qui me suit à un point au classement. Ces deux matchs ont été les moments les plus difficiles de ma jeune carrière, alors que la Ligue des Champions me tendait les bras, un nul acquis dans la douleur face à l'OM et une défaite au stade la route de Lorient détruise mes espoirs de saison parfaite. L'AS Saint-Etienne finit 6ème, derrière, dans l'ordre, Marseille, Lyon, Lille, Lorient et Rennes. Dans le bas du classement, Nice, Granoble et Caen prennent l'ascenseur direction la Ligue 2.
Malgré cet échec, ma saison est un succès, nous sommes dans les dix premiers et nous avons gagné un trophée. Mieux encore, l'effectif jeune nous permet d'envisager de très belles saisons dans le futur, en se basant sur Dernis, élu joueur de l'année par les supporters. Au registre national, Obraniak est élu meilleur passeur, Gignac meilleur buteur et Ben Arfa meilleur joueur.
Pendant la trêve, alors que mes joueurs sont partis en vacances, j'ai décidé de convoquer Omar pour lui demander de recommencer ses recherches d'avant-centre, les conditions sont les mêmes que cet hiver, il me faut absolument cet attaquant athlétique pour la nouvelle saison. C'est clairement aujourd'hui l'objectif numéro un de mon recrutement. Au début du mois de Juillet, alors que les joueurs viennent de reprendre la préparation physique, Da-Fonseca me joins au téléphone, je tiens notre homme, me dit-il...
A suivre...
Rio


Commentaires
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24/12/2008 à 14:33:14
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24/12/2008 à 15:05:47
le 24/12/2008 à 16:07:55
c est qui , c est qui cet attaquant?
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26/12/2008 à 00:28:53
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27/12/2008 à 22:44:36
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31/12/2008 à 14:00:42