Saint-Etienne, objectif Europe - Immersion dans Football Manager - Act.II

Tout commence ici, dans ce long couloir qui m'amène aux bords de la pelouse de Geoffroy Guichard. L'accueil ne sera pas forcément chaleureux à mon égard, je le sais déjà. Les supporters sont tellement déçus d'avoir vu débarqué un entraîneur sans aucune expérience dans le métier, ni même dans celui de footballeur, que malgré une phase de préparation des plus convaincantes, 6 matchs amicaux, 6 victoires, en se payant même le luxe de battre le Borussia à Dortmund…

Mais c'est ainsi, ce public est passionné, je ne trouverai du respect dans leurs yeux, et dans leurs chants, qu'après de bons résultats, et ça commence par ce soir, mon premier match officiel à la tête de l'AS Saint-Etienne, et ce soir, nous recevons l'AS Monaco.

Le match est âpre et engagé, mais sur un superbe débordement de Dernis, l'ancien lillois va trouver Dimitri Payet au second poteau dont le tir placé ne laisse aucune chance à Ruffier. Le constat est là, ce n'est pas un beau match, on ne peut pas dire que cette victoire soit indiscutable mais ça fait une première victoire et énormément de bien pour le moral et pour la confiance. Bien entendu, je n'ai pas gagné la confiance des supporters simplement avec cette victoire, mais au moins, je me suis sorti du piège qui m'était tendu en cas de défaite à domicile. La conférence de presse que je donne à la suite de la rencontre prend la même tournure que celle d'avant-match. J'ai décidé d'afficher clairement les ambitions du club, à la question « Qui sera champion selon vous », j'ai bien entendu répondu « l'AS Saint-Etienne » avant de quitter la salle de presse. Les jours suivants sont un peu plus tranquilles, cette victoire m'a permis de relâcher un peu la pression que je m'étais mis à moi et aux joueurs, ils ont fait le boulot, à moi de leur faire confiance.

C'est un coup de fil de Bernard qui me sort de mon petit nuage, le Racing Club de Strasbourg vient de nous faire parvenir une offre pour Cédric Varrault. Caïazzo me dit qu'il ne vendra pas sans mon accord mais que cet argent ferait beaucoup de bien à nos caisses après les dépenses dues aux transferts de Mathieu et Carlos Eduardo notamment. Devant ce choix qui n'en est pas un tant le président est pressé de vendre, je me dis que je ne peux pas retenir le joueur, celui-ci ne fait pas parti de mes titulaires. Après avoir raccroché, j'envoie un SMS à Omar pour lui dire qu'il va falloir se mettre à la recherche d'un latéral droit de substitution à moindre coût, vu le discours de Caïazzo.

Le transfert de Varrault se finalise très vite, tellement vite que je n'ai reçu encore aucune nouvelle d'Omar sur d'éventuelles pistes. Cette situation me trouble, au point même de commencer à m'agacer, ce coup de fil de Caïazzo, le couteau sous la gorge pour faire partir un joueur, zéro nouvelle de mon responsable du recrutement, va pas falloir que cette situation se reproduise trop souvent.

Nous commençons notre road trip de 3 matchs consécutifs à l'extérieur (du notamment aux déplacements des matchs à cause des coupes d'Europe et des sélections). Après une première défaite à Nancy 2 buts à 1, j'ai le temps de discuter avec Da-Fonseca qui me présente ses différentes pistes. 2 brésiliens et un urugayens, tous évoluant en amérique du sud, je n'hésite pas longtemps et refuse les propositions d'Omar, un Nivaldo, on en a déjà eu un. Je retrouve Da-Fonseca une semaine plus tard après une deuxième défaite, à Valenciennes cette fois-ci, il me présente un dossier beaucoup plus intéressant, Jan Kronkamp, ancien latéral de Villareal, aujourd'hui au PSV. Le seul bémol, le PSV en demande trop, beaucoup trop, mais n'est pas contre l'idée d'un prêt et c'est là-dessus que nous allons jouer. Juste avant la fin de la période des transferts, le prêt du Hollandais Kronkamp pour un an est officialisé, l'AS Saint-Etienne prendra en charge l'intégralité du salaire du joueur pendant cette période.

Troisième match à l'extérieur, au Havre, après Nancy et Valenciennes, c'est encore une fois loin d'être une grosse cylindrée. Après une première mi-temps à oublier, nous rentrons au vestiaire avec 1 but de retard, 1-0 au tableau d'affichage et surtout aucune occasion de notre côté. Après une belle engueulade dont j'avais piqué le secret à Laporte, je sens mes joueurs sortir la tête de l'eau et revenir motivés sur le terrain, et après un joli travail en déviation d'Ilan, c'est Gomis qui ramène Saint-Etienne à hauteur et qui nous permet de prendre notre premier point à l'extérieur.

Deux jours avant ce match, nous avion pris connaissance de notre adversaire pour le premier tour de la coupe UEFA, la bonne nouvelle, on avait évité Milan et Valence, la mauvaise, on n'avait pas évité Man City. Le nouveau Chelsea allait se dresser devant nous, je sais bien que ce n'est pas en faisant jouer des stars ensemble qu'on fait une grande équipe, mais vous ne m'enlèverez pas de l'esprit que Robinho, Elano ou encore Jô, ça ne suffit pas pour faire la différence. Le match aller est joué à Geoffroy Guichard et est à sens unique, Manchester à clairement la main mise sur ce match, nous ne pouvons et ne voulons rien faire, nous finissons avec deux buts dans la musette, la queue entre les jambes. La pression commence à se faire sentir, et ce n'est pas avec l'élimination en coupe de la ligue la semaine suivante face à Lille qui va arranger les choses. Il nous faut reprendre les choses en main et le mini-derby face à Grenoble est la meilleure occasion, nous faisons un match plein, Gomis et Carlos Eduardo se chargeant de concrétiser notre domination, la machina est-elle lancée ?

Le match retour face à Machester City me conforte dans cette pensée, nous perdons 3-2 là-bas, mais la réaction de mes joueurs a été à la hauteur de mes espérances, et il a fallut un Robinho de gala (pas la chanteuse), auteur d'un triplé, pour assurer la qualification de Man City.

A la mi-septembre, le constat est là, éliminé de la coupe de la Ligue et de la coupe de l'UEFA, mal placé en championnat, au niveau comptable on est loin des objectifs, mais je sens quelque chose se créer dans cette équipe, les performances d'Ilan, Mathieu et Dernis tirent l'équipe vers le haut et je sens Gomis piqué au vif par son début de saison plus que moyen. Après une entrevue tendue avec Bernard, où celui-ci me dit que j'ai toute sa confiance (traduction : si on relève pas la tête dans les deux prochains matchs, tu dégages), nous entamons les mois d'Octobre, Novembre et Décembre, et le rythme acharné des journées successives d'automne.

Paradoxalement, c'est en automne, alors que la nature semble s'éteindre, que je revis, nous avançons dans ce championnat avec une envie que je ne connaissais pas à mes joueurs, Dernis devient vraiment le maître à jouer, bien suppléé par Carlos Eduardo, derrière, Rivas, Tavlaridis et Monsoreau assurent une très bonne rotation et même la blessure de Mathieu pour 3 mois n'atteint pas la réussite de mes joueurs. Mais c'est surtout Gomis qui s'est imposé, avec 9 buts en 15 matchs, le néo-international a retrouvé son niveau de jeu de l'an dernier, tirant avec lui toute l'attaque stéphanoise. En 15 matchs, nous ne laissons des points  qu'à Lyon pour un match nul et à l'OM et Toulouse pour des défaites à l'extérieur, pour arriver à la trève en 3ème place, à 6 points de l'Olympique Lyonnais.

Bien entendu, le climat a changé à Saint-Etienne, les supporters m'acceptent, les joueurs m'écoutent et appliquent les consignes sans aucune discussion, je suis en train de remporter le pari que nous avions tenté, Bernard et moi en début de saison… Tout est beau jusqu'au lendemain, du réveillon du nouvel an, et ce coup de fil en fin de matinée, au bout de la ligne, c'est Caïazzo, je sens à sa voix que ce qu'il a à m'annoncer le rend mal à l'aise. Après quelques formules de politesse et quelques hésitations, il lâche finalement le morceau, m'annonçant qu'il venait d'accepter une offre de Villareal, sans me consulter, pour Bafé Gomis. Le fleuron de mon attaque serait transféré vers l'Espagne contre 14.5 Millions d'Euros, Bernard s'excuse, me dit qu'il ne pouvait faire autrement, mais le mal est fait, la belle mécanique stéphanoise vient d'éclater, la panthère vient de prendre le sous-marin jaune…

 

A suivre...

 

Rio



Article ajouté le 2008-12-18 , consulté 56 fois

Commentaires


Tiger Casillas le 18/12/2008 à 13:52:23
grrrrrrr
concretement il s est passe quoi pour Gomis pcq dans le jeu le president peut pas prendre une decision pour toi, si?
Rio le 18/12/2008 à 13:53:44
Si, si l'offre est très importante, le président peut prendre la décision sans te consulter, ça a été le cas
Pandanda le 18/12/2008 à 14:56:28
Tu retranscris vraiment ta saison telle qu'elle s'est déroulée ou tu inventes un peu ???
Rio le 18/12/2008 à 15:02:44
Non non, je suis fidèle au jeu
Pandanda le 18/12/2008 à 16:15:45
t'as fait combien de saisons jusqu'a present ?
Rio le 18/12/2008 à 16:38:46
Je suis en train de finir la seconde
Tony Adams, le 18/12/2008 à 22:45:21
Ah je connais ça aussi, c'est moche quand ton staff prend des décisions dans ton dos. Pour éviter ça, dans ma partie avec Caen, j'ai blindé les recettes, comme ça, on a de l'argent et je suis peinard. En plus, les dirigeants apprécient. J'aime beaucoup ta façon de retranscrire cette partie, tout à fait caractéristique d'un adepte de FM.
Rio le 19/12/2008 à 10:09:49
J'essaie de faire des bénéfices, mais pour ça il faut gagner des matchs pour se qualifier dans les compétitions, et pour ça il faut de bons joueurs, donc il faut de l'argent...
Renok le 20/12/2008 à 11:49:08
belle retranscritpion, tu prends qui pour remplacer Bafé ?

Renok le 20/12/2008 à 11:49:19
belle retranscritpion, tu prends qui pour remplacer Bafé ?

Rio le 20/12/2008 à 13:14:18
La suite au prochain épisode...

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